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En déclinaison du Comité interministériel pour la résilience nationale (CIRN) qui s’est réuni à la demande du Premier ministre le 8 juillet dernier, le ministre de l'Intérieur a réuni ce matin, en présence de la ministre des Armées, les préfets de zone pour renforcer la résilience du pays face à l'amplification des risques et des menaces.
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a réuni ce jeudi 17 septembre le comité des préfets de zone (composé des préfets de zone et des hauts fonctionnaires de défense et de sécurité), en présence de Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, et de Nicolas Roche, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Les officiers généraux des zones de défense et de sécurité étaient également associés à cette réunion.
Un contexte marqué par la multiplication des menaces
La réunion intervient alors que le paysage des menaces qui pèsent sur la Nation s’est à la fois densifié et diversifié. Outre la menace terroriste qui reste à un niveau élevé, les tensions géopolitiques, la multiplication des attaques hybrides et des cyberattaques, les campagnes de désinformation, les atteintes aux infrastructures critiques ainsi que la multiplication des crises climatiques font peser des risques croissants sur notre économie et nos approvisionnements stratégiques, avec des répercussions sociales susceptibles d’affecter l’ordre public.
Dans ce contexte, la préparation et l’anticipation constituent désormais une nécessité, afin de renforcer notre capacité collective à faire face aux crises et à en limiter les conséquences.
Le ministre de l’Intérieur a rappelé la nécessité d’accélérer cette préparation aux scénarios identifiés par la Revue nationale stratégique, notamment au regard de la multiplication des attaques hybrides constatées en Europe.
Le comité a été l’occasion d’insister auprès des préfets de zone sur les principales décisions du CIRN :
- Sécurisation des approvisionnements en biens vitaux ;
- Élargissement de la Journée nationale de la résilience pour inclure les menaces et l’engagement ;
- Renforcement de la résilience des réseaux ;
- Information sur les risques et menaces ;
- Accélération sur la résilience des télécommunications ;
- Conduite d’exercices territoriaux ;
- Présentation du plan de défense et de sécurité nationale ;
- Modernisation des réserves et des engagements citoyens.
L’objectif de cette réunion était de décliner concrètement cette politique dans l’ensemble des territoires.
À cette fin, Laurent Nuñez a annoncé une prochaine instruction à l’ensemble des préfets de département de réunir, dans les prochaines semaines, un état-major de sécurité départemental consacré aux enjeux de défense et de sécurité nationale. L’objectif est de mobiliser localement tous les services de l’État et de mieux associer les acteurs territoriaux à la préparation aux crises.
Un exercice de résilience sera prochainement organisé dans l'Hérault, avant d'être décliné dans d'autres zones de défense.
Une mobilisation qui doit associer tous les acteurs
Cette préparation implique l'ensemble des acteurs : l'État, les collectivités territoriales, les entreprises, les associations et les citoyens qui doivent pouvoir connaître les risques, anticiper les crises pour mieux se préparer et savoir comment réagir lorsqu'elles surviennent. Au niveau national, le SGDSN assure la coordination interministérielle de cette politique ; dans les territoires, les préfets en sont les pivots.
Laurent Nuñez : « Nous ne sommes plus dans le temps de l'anticipation abstraite, nous sommes entrés dans celui de l'action. Chaque préfet, chaque service de l'État, chaque territoire doit désormais être en mesure de répondre, sans délai, aux crises que nous voyons venir. C'est le sens de la mobilisation que j'ai demandée aujourd'hui : donner à notre appareil d'État, jusqu'au plus près des citoyens, la capacité de résister et de tenir, quelle que soit la nature de la menace ».
Catherine Vautrin : « Face à des menaces plus nombreuses, plus hybrides et plus imprévisibles, la France doit être prête. Les armées prennent toute leur part à cet effort, aux côtés des services de l’État, des collectivités et de l’ensemble des acteurs de terrain. La résilience nationale repose sur notre capacité à anticiper, à nous entraîner ensemble et à mieux coordonner nos réponses, partout, pour tenir dans la durée : c’est tout le sens de cette mobilisation ».
Les différentes communications sur ce sujet lors du CIRN de juillet dernier sont disponibles en ligne.