Se reconstruire après Chido et Dikeledi : bilan d’étape à Mayotte

  • Actualités du ministère
  • Publié le
Photo :
DTPN Mayotte

Il y a un an, le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappait durement Mayotte. À peine un mois plus tard, le territoire, déjà très fragilisé, était à nouveau touché par le passage de la tempête tropicale Dikeledi. Dès les premières heures, les services de l’État ont été mobilisés pour secourir le département dont les infrastructures ont été endommagées à 90%. Depuis un an, l’île se reconstruit peu à peu. Point d’étape.

Faire face

Suite au passage du cyclone Chido, dans la nuit du 13 au 14 décembre 2024 et quelques semaines plus tard, les 18 et 19 janvier 2025, de la tempête tropicale Dikeledi, le département de Mayotte a subi des dégradations considérables. Le port, les axes routiers, l’aéroport, les écoles, l’hôpital, les services publics en général ont été sévèrement endommagés. Plusieurs personnes ont perdu la vie ; des centaines d’autres ont été blessées.

Pour faire face à l’ampleur des destructions et venir en aide à la population, privée d’eau et d’électricité, de nombreux renforts humains et logistiques ont été dépêchés sur place. Une cellule interministérielle de crise (CIC) a été immédiatement activée pour coordonner, depuis la place Beauvau, la mobilisation de tous les services de l’État.

Quelques chiffres

9 327 personnes secourues d’urgence 5 533 patients pris en charge par l’hôpital de campagne (ESCRIM), entre décembre 2024 et février 2025 24 398 actes de soins dispensés par la sécurité civile, le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Mayotte, les associations et les forces de l’ordre 8 escadrons de gendarmerie mobile et 450 policiers déployés en renfort pendant plusieurs semaines pour maintenir l’ordre public, prévenir les pillages, rassurer la population 141 vols militaires entre le 16 décembre 2024 et le 28 janvier 2025 pour acheminer 1 860 tonnes de fret humanitaire 100% des 54 000 clients réalimentés en énergie avant le 30 janvier 2025 grâce aux efforts des agents d’Électricité de Mayotte

    Se reconstruire

    Dans la continuité des événements, deux lois ont été votées pour mettre en œuvre la reconstruction du département d’Outre-mer :

    Cette dernière loi prévoit des investissements pour reconstruire, moderniser et développer des infrastructures et services stratégiques tel que le plan eau Mayotte, déployé sur plusieurs années avec un budget de 730 millions d’euros. Le but de ce projet est de mettre fin aux tours d’eau (c’est-à-dire à la mise à disposition de l’eau par secteurs) mais aussi d’améliorer le réseau d’assainissement et de renforcer la gestion de cette ressource rare.

    Parmi les services dédiés à la reconstruction, l’Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte (EPRD) constitue un outil majeur pour aménager l’espace urbain mais aussi résorber l’habitat indigne sur 18 secteurs urbains.

    La reconstruction continue en 2026, notamment à travers :

    • un « Plan déchets 2 » pour évacuer les derniers amas massifs ;
    • la poursuite de la réhabilitation des établissements scolaires ;
    • la construction du nouvel aéroport de Bouyouni en Grande-Terre qui contribuera au désenclavement de Mayotte ;
    • le projet d’un second site hospitalier et la modernisation des infrastructures hospitalières ;
    • la poursuite de la construction de l’usine de dessalement de Ironi Bé pour envisager la fin des tours d’eau, augmenter les capacités de distribution d’eau potable et garantir un accès continu à l’eau potable.

    La loi du 11 août 2025 prévoit également d’aligner progressivement le système de protection sociale de Mayotte sur celui de l’hexagone ou d’autres territoires d’Outre-mer. Ce système dit de « convergence sociale » porterait le SMIC net à Mayotte à 87,5% du SMIC net métropolitain et contribuerait ainsi à améliorer le niveau de vie des Mahorais. 

    Quelques chiffres

    22 millions d’euros attribués via le fonds de soutien aux entreprises pour garantir la continuité économique 30,5 millions d’euros pour la remise en état des établissements du second degré 21,5 millions d’euros versés aux agriculteurs sinistrés pour compenser les pertes et relancer l’activité

      Ces articles peuvent aussi vous intéresser :

      Liste de résultat(s)