Prévention contre le cyberharcèlement

Publié le 28/10/2021
Un enfant regardant son téléphone portable

Aujourd’hui, les nouvelles technologies sont omniprésentes dans notre environnement. Les réseaux sociaux sont les canaux privilégiés du jeune public, ce qui favorise grandement, le harcèlement en ligne, qu’on appelle communément le cyberharcèlement. Contrairement au harcèlement scolaire le cyberharcèlement se poursuit en dehors de l’enceinte scolaire.

Cyberharcèlement : de quoi s’agit-il ?

Selon Service Public, le cyberharcèlement se définit comme un harcèlement s’effectuant via internet (sur un réseau social, un forum, un jeu vidéo, un blog…). Ce phénomène consiste à tenir des propos ou avoir des comportements répétés ayant pour but ou effet une dégradation des conditions de vie de la victime.

Fréquence des propos, teneur des messages, voilà ce qui constitue le harcèlement en ligne. Le cyberharcèlement peut prendre plusieurs formes : commentaires d’internautes, montages photo ou vidéo, messages sur des blogs ou forums, commentaires d’internautes… le harcèlement en ligne est puni que les échanges soient publics ou privés (messageries instantanées inclues). Cette violence, commise derrière un écran, est particulièrement dangereuse puisqu’elle est immédiate, rapide et très souvent virale.

Le cyberharcèlement, passible de sanctions.

Le harcèlement en ligne, autrement appelé cyberharcèlement, est un délit, c’est-à-dire une infraction jugée par le tribunal correctionnel et punie d’une amende et/ou d’une peine d’emprisonnement inférieure à 10 ans. Les premiers responsables sont bien évidemment les auteurs des propos tenus mais également des responsables dits « intermédiaires » (hébergeurs, fournisseurs d’accès) qui peuvent eux aussi encourir des sanctions.

Si l’auteur est majeur, les sanctions varient suivant l’âge de la victime :
•    Si la victime a plus de 15 ans, l’auteur des propos risque 2 ans de prison et 30.000€ d’amende.
•    Si la victime a moins de 15 ans, la peine maximale encourue est portée à 3 ans de prison et 45.000€ d’amende.

Si l’auteur est mineur, les sanctions varient suivant l’âge de celui-ci et les responsables civiles sont les parents des auteurs mineurs. Ainsi, ce sont eux qui devront indemniser les parents de la victime.

Que faire en cas de cyberharcèlement ?

Toute personne victime de cyberharcèlement peut collecter les preuves de son harcèlement en ligne en réalisant des captures d’écran. Messageries instantanées, publications sur les réseaux sociaux, messages et emails malveillants, tous les propos tenus à l’encontre de la victime sont des preuves du délit commis.

Si vous êtes victime de cyberharcèlement, vous pouvez :

  • Signaler les contenus sur le site PHAROS, géré par des policiers et gendarmes spécialisés. Ce site permet de signaler les contenus illicites se trouvant sur internet.
  • Si le harcèlement en ligne est lié à votre sexe ou à votre orientation sexuelle, vous pouvez alerter le service spécialisé de la police et de la gendarmerie destiné aux victimes de violences sexuelles ou sexistes.
  • Vous pouvez également porter plainte ou réaliser une pré-plainte en ligne contre le ou les auteurs du harcèlement. Si vous ne connaissez pas les véritables identités du ou des auteurs, vous pouvez porter plainte contre X.
  • Vous pouvez demander le retrait des contenus illégaux à l’auteur ou à l’hébergeur du site (responsable d’un forum ou d’un réseau social). Les réseaux sociaux permettent également de bloquer une personne, c'est-à-dire d'empêcher toute mise en contact.

Si la France n’échappe pas à ce fléau aux conséquences parfois dramatiques, l’État et les pouvoirs publics sont pleinement engagés à le combattre. En ce sens, les forces de l’ordre sont entièrement mobilisées pour renforcer la prévention contre le harcèlement en ligne, le détecter rapidement et traiter systématiquement les cas de cyberharcèlement dès lors qu’ils sont commis.

Pour en savoir plus, rendez-vous ici .

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