Relais de la flamme : dans les coulisses de la sécurisation

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  • Publié le 29/04/2024
  • Mis à jour le 07/05/2024
Sécurisation du relais de la flamme par des gendarmes motocyclistes du 1er régiment d'infanterie de la garde républicaine lors d'un test grandeur nature dans le département de l'Aube.
Ministère de l'Intérieur et des Outre-mer/F.BRANCHOUX - Sécurisation du relais de la flamme par des gendarmes motocyclistes du 1er régiment d'infanterie de la garde républicaine lors d'un test grandeur nature dans le département de l'Aube.

Préambule aux Jeux de Paris 2024, le relais de la flamme olympique et celui de la flamme paralympique constitueront des temps forts de cet événement sportif international. Sur tout le territoire, depuis plusieurs mois, des centaines de villes se préparent. À la manœuvre pour organiser et sécuriser ce grand moment festif, la Coordination nationale pour la sécurité des Jeux (CNSJ) et les 65 préfectures, responsables du dispositif de sécurité des étapes du relais.

La flamme, d’un département à l’autre

Les festivités commenceront le 8 mai avec l’arrivée de la flamme olympique dans le port de Marseille où l’on attend près de 150 000 personnes. Jusqu’à la cérémonie d’ouverture, le 26 juillet à Paris, la flamme traversera plus de 400 villes et 6 territoires ultra-marins grâce aux bons soins de quelque 10 000 porteurs. Du 25 au 28 août, c’est le relais de la flamme paralympique qui sera l’objet de toutes les attentions.

Chaque jour, la flamme parcourra des centaines de mètres, à travers des villes différentes, devant un public nombreux. L’un des objectifs majeurs du ministère de l’Intérieur et des Outre-mer est donc de veiller à l’intégrité de la flamme, à la sécurité des porteurs et à la sécurisation du jalonnement. Le principe ? Une journée, un département, une ville-étape où aura lieu la cérémonie d’allumage du chaudron par le dernier porteur de flamme de la journée. 

Un département, deux relais

Le relais de la flamme olympique existe depuis 1936. Pour cette édition 2024, les collectivités territoriales accueillantes ont souhaité valoriser les richesses du territoire français, soit plus de 200 sites de célébration. Chaque département sera donc traversé par deux relais :

  • un relais principal dit « convoi engagement » constitué des véhicules du ministère de l’Intérieur et des Outre-mer mais aussi des véhicules de l’organisateur et des partenaires. Il traversera les départements de part en part ; 
  • un « convoi agile », sur des distances plus courtes. Conçu pour accéder à des sites moins accessibles, il permettra de mettre en lumière des lieux iconiques du patrimoine français. 
     

Les risques étant les mêmes, les deux convois seront ouverts par des unités de forces mobiles (GIGN, lutte anti-drones…). Au quotidien, 115 agents du ministère de l’Intérieur et des Outre-mer seront répartis sur les convois qui intégreront, tous deux, une bulle de sécurité autour du porteur de la flamme. Cette bulle sera constituée à parts égales de policiers et de gendarmes qui ont suivi des séances d’entraînement pour favoriser une cohésion et répondre aux risques identifiés : contestations concernant l’événement Jeux Olympiques et Paralympiques ou revendications plus larges, environnementales par exemple.

Infographie représentant la bulle de sécurité autour du porteur de la flamme
DICOM

CNSJ et préfectures : partenaires de la sécurisation

Paris 2024, l’organisateur du relais de la flamme, les services de l’État et les autorités préfectorales ont travaillé ensemble pour définir les différents parcours. 
La Coordination nationale pour la sécurité des Jeux (CNSJ) a été mandatée par le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer pour garantir la sécurité des étapes du relais de la flamme et particulièrement l’intégrité physique du ou des porteurs de la flamme : une mission d’envergure puisqu’elle concerne une centaine de porteurs par jour de 8h30 à 19h30 et un porteur de flamme tous les 200 mètres.

Qui dit protection du porteur, dit aussi protection du cortège - qui se déploie sur 1,3 kms et avance à 4 kms/h - et sécurisation du jalonnement : autant d’éléments dont l’efficacité repose sur la collaboration de la CNSJ et des autorités préfectorales. En effet, la protection liée au jalonnement a été entièrement réfléchie par les préfets de département. C’est aussi la décision du préfet qui a prévalu sur l’acceptation du parcours. Tout le travail préliminaire à la sécurisation du relais de la flamme a donc consisté à mettre en adéquation des exigences de sécurité avec le souhait des élus locaux de valoriser les territoires.

Le dispositif de sécurité, conçu avec la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) et la direction générale de la police nationale (DGPN), est proportionné à la dimension internationale de l’événement avec un objectif majeur : ouvrir grand les Jeux pour que chacun profite de ce moment unique. 

Centre opérationnel de décision (COD) de la préfecture de l'Aube lors d'un test grandeur nature du relais de la flamme olympique dans le département de l'Aube.
Ministère de l'Intérieur et des Outre-mer/E.DELELIS - Centre opérationnel de décision (COD) de la préfecture de l'Aube lors d'un test grandeur nature du relais de la flamme olympique dans le département de l'Aube.

« Le relais de la flamme est l’événement annonciateur des Jeux Olympiques et Paralympiques. Nous l’avons conçu comme une épreuve à part entière avec le même souci d’efficacité et de sécurité. »

Hélène Geronimi, responsable des grands événements à la coordination nationale pour la sécurité des Jeux (CNSJ)

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