Suite à un problème informatique, un nombre significatif de destructions et dégradations volontaires ayant fait l’objet de contraventions enregistrées par la gendarmerie nationale entre le 8 et le 19 juillet n’est pas remonté dans le système d’information statistique du SSMSI. Le nombre d’infractions enregistrées en juillet sur ce champ a été extrapolé à partir des données remontées sur 19 jours (du 1er au 7 et du 20 au 31) et les données publiées dans cet Interstats Conjoncture prennent en compte cette correction. Malgré celle-ci, les données publiées sur les destructions et dégradations volontaires restent à prendre avec précaution, notamment celles concernant les évolutions mensuelles.
Sans cette correction, la part d’infractions pour dégradation et destruction volontaire manquantes en juillet 2026 est estimée par le SSMSI à 4 %.
La majorité des indicateurs conjoncturels des crimes et délits (hors homicides et violences sexuelles cf ci-après) sont en hausse en juillet 2026. L’indicateur du nombre de violences physiques intrafamiliales est celui qui progresse le plus (+6 %), devant les vols violents sans arme (+4 %). À l’inverse, quatre indicateurs sont en baisse, au même rythme de -1 % : les vols dans les véhicules, les destructions et dégradations volontaires, les mis en cause pour usage de stupéfiants et les escroqueries et fraudes aux moyens de paiement.
Suite à l’affaire Lyhanna, les forces de sécurité intérieure procèdent depuis le mois de juin 2026 à une consolidation de leur stock de procédures relatives aux violences sexuelles sur mineurs. Cette opération conduit notamment à prendre en compte, dans les procédures enregistrées en juin et en juillet 2026, des infractions qui étaient en attente de qualification jusqu’ici et des infractions issues d’affaires transmises récemment par la Justice. Ces travaux de consolidation ont ainsi engendré un effet statistique sur le nombre de violences sexuelles enregistrées aux mois de juin et de juillet 2026. La médiatisation de l’affaire Lyhanna peut aussi avoir encouragé certaines victimes de faits similaires à porter plainte, même pour des faits anciens. En juillet 2026, malgré une baisse de 3 % par rapport au mois précédent, le volume de violences sexuelles enregistrées reste bien supérieur à celui d’avant juin 2026.
Sur les trois derniers mois (mai à juillet), parmi les indicateurs conjoncturels des crimes et délits (hors homicides et violences sexuelles), six sont en baisse, cinq en hausse et deux sont stables par rapport aux trois mois précédents (février à avril). La diminution la plus importante est observée pour les vols d’accessoires sur véhicules (-10 %). L’indicateur des violences physiques intrafamiliales est celui qui augmente le plus (+9 %), devant celui des vols violents sans arme (+6 %). Les homicides du dernier trimestre sont en hausse par rapport au trimestre précédent.
Auteurs : Antonin Briand et Suzanne Heidsieck